Après avoir longtemps entretenu le suspense autour de son avenir international, Ezechiel Banzuzi a finalement tranché. Le milieu de terrain de Leipzig a officiellement annoncé, mardi, son choix de représenter la RD Congo.
Un choix qui a longtemps été indécis
Convoqué en mars dernier par Guy Bukasa, alors sélectionneur des Léopards U23, Banzuzi avait finalement choisi d’honorer la convocation avec les Pays-Bas.
Quelques semaines plus tard, au micro d’ESPN, le milieu de terrain expliquait que son souhait était alors de poursuivre son parcours avec les Oranje U21, avant de voir ce que l’avenir lui réserverait.
Plus de cinq mois plus tard, le joueur de 21 ans a finalement changé de cap. Via son compte Instagram, Ezechiel Banzuzi a officialisé son choix de défendre les couleurs de la RDC.
Mais qui est réellement ce milieu de terrain que Sébastien Desabre pourra désormais compter parmi ses options ?
Une formation au NAC Breda
Né aux Pays-Bas et formé au NAC Breda, Banzuzi fait ses premiers pas dans le football professionnel avec son club formateur en deuxième division néerlandaise.
Il y dispute deux saisons et accumule 59 apparitions, 7 buts et 3 passes décisives, s’imposant progressivement comme l’un des jeunes milieux intéressants du championnat.

Deux saisons à l’OHL
En juillet 2023, Banzuzi quitte les Pays-Bas pour rejoindre la Belgique et l’Oud-Heverlee Louvain. Dans le championnat belge, il poursuit son développement et côtoie notamment le Congolais William Balikwisha à l’OHL.
En deux saisons sous les couleurs du club louvaniste, le milieu de terrain dispute 76 rencontres, pour 6 buts et 6 passes décisives.
Ses performances attirent rapidement l’attention de plusieurs clubs européens, dont le Borussia Dortmund.

Leipzig mise 16 millions d’euros sur lui
À l’été 2025, Banzuzi franchit un nouveau cap en rejoignant le RB Leipzig contre une indemnité estimée à 16 millions d’euros.
Pour sa première saison en Allemagne, Banzuzi doit principalement se contenter d’un rôle de remplaçant, le temps de s’adapter aux exigences du haut niveau allemand. Il n’a été titularisé que 2 fois en 24 matchs de Bundesliga la saison dernière.
Cette saison, sous les ordres de son nouvel entraineur, Martin Demichelis, Banzuzi a démarré les 3 premiers matchs de l’exercice 2026-2027 et compte déjà un but et une passe décisive.

Un milieu puissant et polyvalent
Banzuzi possède un profil particulièrement intéressant par sa polyvalence.
Du haut de son gabarit, il se distingue par sa puissance dans les duels, aussi bien au sol que dans les airs. Il dispose également d’une bonne qualité de jeu long et affiche un gros volume de course, lui permettant de répéter les efforts sur l’ensemble d’une rencontre.
Capable d’évoluer comme numéro 6, numéro 8 ou même numéro 10, il possède également une conduite de balle intéressante malgré son gabarit.
Son activité et sa capacité à se projeter vers l’avant constituent notamment des qualités qui pourraient être précieuses dans le système des Léopards.
Des axes de progression
Comme tout jeune joueur, Banzuzi possède encore des domaines dans lesquels il doit progresser.
Sa finition reste notamment perfectible. Il devra également améliorer ses prises de décision dans le dernier tiers, afin de transformer davantage ses situations offensives en occasions ou en actions décisives.
Une nouvelle concurrence au milieu
Son arrivée en sélection vient renforcer un secteur qui semble de plus en plus fourni chez les Léopards.
Banzuzi devra composer avec plusieurs profils déjà présents dans l’entrejeu, mais sa polyvalence pourrait justement lui permettre de trouver sa place.
Son profil semble particulièrement complémentaire avec certains milieux congolais déjà présents. Dans un rôle de numéro 8, sa capacité à multiplier les courses, à gagner des duels et à se projeter pourrait apporter une dimension supplémentaire au milieu de terrain congolais.
Au-delà de son apport immédiat, Banzuzi représente également le présent et le futur de la sélection congolaise. À seulement 21 ans et avec déjà une expérience du football professionnel aux Pays-Bas, en Belgique et désormais en Allemagne, il dispose encore d’une importante marge de progression.










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